<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><head> <meta content="text/html; charset=ISO-8859-1" http-equiv="content-type"> <title>Champollion</title>
Lycée Champollion, années 1951-1960.
Adresse : http://www.trombi.com/sip

 
Patrice Guérin était avec nous en 6e et 5e pilote. Puis est passé dans une autre section.
23/08/2014 12 h 50
Jean Dufayard
Je ne sais pas me servir de ce logiciel de courrier. A chaque fois que je vais à la ligne le message est envoyé... Je suis passé en classe de 3°Pilote après avoir délaissé le latin. J'ai découvert une classe de copains qui se connaissaient bien pratiquement tous. Le niveau social était assez élevé (fils de préfet, de médecins, de pharmacien, de musiciens...) et j'étais un des petits nouveaux! Bien sur que je me souviens de Mr Germain dont les cours étaient captivants; mais aussi Mr Perrin qui m'a réconcilié avec les Maths. Ce prof très réservé, presque timide, me convenait parfaitement. Et Mr Boitard, qui était la gentillesse même et que j'ai retrouvé en Terminale (Math2). Le prof d'Histoire-Géo, Mr Grangier nous avait fait revivre la période de la Révolution française et ça m'avait passionné. Bref, cette année de 3°P est un excellent souvenir et fut, pour moi, un renouveau au niveau de mes études. Bien cordialement.


 
En 2014, cerné de près par les enterrements, je perçois que nous sommes plus que très peu à avoir vu ces énormes troupeaux de moutons, avec chiens et ânes de bâts, au long des boulevards alors périphériques de Grenoble (Foch et Joffre, sur l'emplacement des fortifications de fin 19e siècle), dans les années cinquante. Je ne les ai vus que dans les années 1951-1954, quand nous habitions au 2 place Gustave Rivet, entre la rue de Narvik, le boulevard Gambetta et le boulevard maréchal Joffre. Au printemps, le troupeau de moutons descendait du train, j'ignore où exactement, la gare de voyageurs est invraisemblable. Avant, à la gare de marchandises ? Après, vers le passage à niveau ? Les sonnailles m'ont tiré du lit à l'aube, et on se précipitait aux fenêtres et balcon pour voir. A l'automne, ils descendaient en fin d'après-midi, et j'étais encore dehors. Au moins cent cinquante mètres de troupeau (voire le double), qui occupait tout le boulevard, interdisant toute autre circulation. J'ignore leur parcours en amont. A la réflexion, je suis un peu terrifié par l'épreuve de ces jours de marche forcée sur le bitume, de ces pauvres bêtes, surtout les ânes. A cette époque, le terrain entre la rue de Narvik et l'actuelle rue du 4e régiment du génie était un terrain vague et chaotique, où subsistait encore une casemate occupée par un clochard. Et de part et d'autre du boulevard Gambetta, deux casernes, le Génie à l'W, les chasseurs alpins à l'E.
06/02/2014 09 h 21
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inscrit supprimé
Demeurant à l'époque à proximité du cours Jean Jaurès, je voyais passer la transhumance qui descendait cette avenue depuis la place de la Bastille en direction de Pont de Claix, bouc en tête, les agneaux dans des paniers transportés par les ânes ; tout le troupeau marchait à son pas régulier, sans s'arrêter
05/02/2014 17 h 19
 
J.P. Merandon a donc vu un autre troupeau sur un autre trajet. Les miens longeaient sans doute le parc Paul Mistral par le Sud.
06/02/2014 09 h 21


Jacques Lavau - Mes dates de scolarité : 1951 - 1960
Au Petit Lycée j'ai connu les instituteurs de 9e, Mme Vinot, de 8e, M. Bataille, de 7e, M. Clavel (homonyme du Clavel que j'avais eu en CE1 à l'école Lesdiguières en 1950). De madame Vinot je garde le souvenir d'une pesante injustice, et de la menace. Problématique peu changée, 61 ans après. Madame Vinot me demanda de raconter l’Egypte aux autres enfants de la classe. Puis impatientée, elle m’interrompit, et réclama un rapport plus synthétique, plus militaire : « Quelle impression cela vous a fait ? - C’est très étroit !... En lire plus
16/11/2013 13 h 58
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Erreur. 62 ans après.
15/11/2013 22 h 31
 
Mme VINOT était elle la femme de Mr VINOT l'affreux prof d'anglais que j'ai eu en 6 ème ?
16/11/2013 13 h 58


Je me rappelle d'abord ... des Hannetons qui étaient légions à l’époque et que l'on introduisait en abondance dans la salle d'histoire-geo (5° ou 4°) , plus tard ,en Français du subterfuge que nous utilisions avec un copain pour raccourcir les heures de cours en récitant des poèmes ou de longues tirades du théâtre Français,de Mr CICCIONE prof de gym taillé comme un athlète , Zen et un peu mystique auquel je dois de longues heures de plaisir à la barre fixe............de SUBITO qui arpentait sans relâche la cour d'honneur en quête d'une colle à distribuer.................
12/10/2013 09 h 14
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acques Lavau - Mes dates de scolarité : 1951 - 1960
M. Manhès, physique et chimie en 2nde et première. Une erreur de casting jamais amendée... Il était bosseur, ses manips étaient préparées... Mais il n'avait pas la voix : petite voix étranglée, jamais virilisée. Débit anxieux. Il n'avait pas la prestance, il n'avait pas la sécurité physique dans sa statique ni sa gestique. Il n'était pas imaginatif ni créatif, ce qui lui interdisait de rattraper les obsolescences de nos livres, les Eurin et Guimiot. L'Eurin et Guimiot de chimie était en dessous de tout dans la conceptualisation. "L'hypothèse atomique" était abordée avec une prudence de serpent, et cela dans les années cinquante !
Sur des vers de Corneille et sur l'air de la Mère Michel :
Il est des noeuds secrets, il est des sympathies,
Dont par le doux rapport les corps assortis,
S'attachent l'un à l'autre et se laissent réduire
Par ces je-ne-sais-quoi qu'on ne peut expliquer.
Sur l'air du tralalala ! (bis)
Sur l'air du tradéridéra et tralala !

Nous n'étions pas des tendres envers le pauvre Manhès.
07/10/2013 13 h 01
 


René Martinelli - Mes dates de scolarité : 1958 - 1965
Bonjour Jacques et Joseph, Vos témoignages me rappellent tant de souvenirs ! Bien sûr Subito, qui était la terreur absolue qui nous mettait une colle si on traversait la cour d'honneur! Pittion qui n’arrêtait pas de se vanter d'avoir connu tous les grands compositeurs et dirigé les plus grands orchestres. Boitard et ses sorties de géologie. Zoccola la terreur, avec son humour sarcastique. Garnier qui refusait de parler des pays dont il n'avait pas les mêmes idées politiques. Bornecque qui avait des cours passionnants. Boucher qui mettait des fautes pour les point sur les i et les j ce qui fait que j'avais souvent zéro aux dissertations. Maintenant c'est l’excès contraire, au bac les jeunes ne savent pas la différence entre "chantez,chanté ou chanter" Autres temps autres mœurs !
07/10/2013 11 h 24

 
Je ne parviens pas à me remettre le nom de notre prof de maths en 4e et 3e, 1956-58. M. François ? Grand, blouse blanche, économe de mots et de gestes, calme, précis. Il me fournit le domaine de sécurité et d'épanouissement de rechange, face à l'hostilité déclarée de Subito, face à l'invasion maternelle forcenée et chaotique, face au criticisme pathologique paternel. Il nous enseigna la parabole comme courbe analytique. Je me mis en quête du lieu des centre des cercles osculateurs, courbe du 4e degré.
06/10/2013 09 h 45
Un commentaire
 
Merci à Henri Cabanac qui a retrouvé : M. Perrin.
06/10/2013 09 h 45
 
Personne n'en a encore parlé... Le Petit Lycée, de 1951 à 1954, c'était surtout une violence illimitée dans les cours de récré contre les boucs émissaires et les souffre-douleurs, les plus petits et/ou isolés. Remarquez, le CE1 à l'école Lesdiguières en 1950 c'était encore bien pire, et le CP à l'école rue Jean Bock en 1949-50 pas mieux. Les instits fermaient les yeux avec complaisance, regardaient ostensiblement ailleurs. La doctrine officielle chez les psyKas qui écrivaient dans les magazines était qu'il ne fallait surtout pas traumatiser les tortionnaires, et que "les souffre-douleurs sont des masochistes qui cherchent inconsciemment les coups, et c'est bien fait pour leur gueule". Variante en CM1, 1952-53, en la guerre de religion : "A mort les païens !", et les petits bourges cathos rossaient systématiquement les juifs et les fils de militants communistes notoires. L'animal de meute est dangereux, et bête : j'ai retenu la leçon.
05/10/2013 19 h 35


René Martinelli
Bonjour Jacques et Joseph, Vos témoignages me rappellent tant de souvenirs ! Bien sûr Subito, qui était la terreur absolue qui nous mettait une colle si on traversait la cour d'honneur! Pittion qui n’arrêtait pas de se vanter d'avoir connu tous les grands compositeurs et dirigé les plus grands orchestres. Boitard et ses sorties de géologie mémorables. Zoccola la terreur ,avec son humour sarcastique. Garnier qui refusait de parler des pays dont il n'avait pas les mêmes idées politiques. Bornecque qui avait des cours passionnants. Boucher qui mettait des fautes pour les point sur les i et les j ce qui fait que j'avais souvent zéro aux dissertations. Maintenant c'est l’excès contraire, au bac les jeunes ne savent pasla différence entre "chantez,chanté ou chanter" Autres temps autres mœurs !
06/10/2013 12 h 51
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Jacques Lavau
Visage congestionné et crispé, colérique, Subito avait dans le nez plusieurs d'entre nous. Il s'acharnait à faire dire du mal de nous par les profs, qui n'obtempéraient guère, tant Subito était excessif.
06/10/2013 09 h 58
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gaston valois, je me rapelle de ce pauvre prof de physique chimie si sympa et si bon prof que nous avons martyrise 3 annees de suite par nos chahuts. quelle honte!!!
06/10/2013 15 h 28
 
Valois, vous parlez de M. Manhès (ou Manès ou Manesse ?) ? Il faudra que j'en parle de ce pauvre travailleur...
06/10/2013 16 h 06
gaston valois,oui jacques c'est bien de monsieur manhés dont je parle et restropectivement je me rends compte du calvaire que nous lui avons fait vivre au regard de ce qu'il nous a apporté.c'est un prof qui aimait ses eleves.j'espere qu'il a su que je le respectais malgre ma betise de potache irresponsable
07/10/2013 08 h 53


 
Je me souviens de... M. Boitard, en Sciences Nats. Un géologue et naturaliste étourdissant, qui demandait un effort aux limites du possible. Ses manips, pour l'étude de la digestion par exemple, avaient dû lui coûter un temps de préparation énorme. En 4e, non je n'ai rien compris à ce que pouvait être un feldspath, même si j'ai appris à reconnaître l'orthose. Longtemps, longtemps après, j'ai trouvé les connaissances structurales en minéralogie. Mais existaient-elles en 1956 ? Et auraient-elles été transmissibles ? Et je n'ai toujours pas saisi ce qu'est un calcaire Urgonien, même si j'ai saisi qu'il forme les crêtes les plus remarquables du Vercors et de la Chartreuse. J'ai saisi qu'il serait récifal, mais ne saurais pas le reconnaître sur le terrain.
16/11/2013 13 h 55
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Bon souvenir de Boitard,qui a toujours été indulgent avec moi,d'autant que j'étais bon en sciences nats. j'ai aussi eu Bertrand que je qualifierais d'original. c'est l'un des rares profs qui affichait clairement ses opinions politiques;
07/10/2013 20 h 37
BIEN D'ACCORD !!
08/11/2013 10 h 59
 
J'ai connu BOITARD (j'étais avec son fils en fac) et BERTRAND que je qualifie aussi d'original. Pendant au moins 3 mois il a fait passer au tableau au début de chaque cours le même élève pour lui poser le même question : la formule du bicarbonate de calcium ! Pendant un cours où il parlait de l'urine, il s'est retourné et a pissé dans un Erlenmeyrer. C'était une époque !!!
16/11/2013 13 h 55


 
M. Ciccione, professeur d'EPS, d'origine sicilienne il me semble. Nous l'avions eu en 1957-58, la même année où nous avions eu Félix Germain en français et latin (et où est sorti "le pont de la rivière Kwaï" à Grenoble). Visage émacié, hyper-viril, taillé à la serpe, c'est à dire à la testorérone. Son épouse au contraire était toute en rondeur, un heureux caractère, et ils avaient beaucoup d'enfants, six il me semble. Ils élevaient tous ces enfants dans une ancienne ferme dans la montagne, à flanc d'adret du massif de la Chartreuse, qu'ils avaient solidement retapée. Il nous avait appris la roulade avant, dans la perspective d'autodéfense en cas de mauvais coup dans la rue. A mon égard, il avait pratiqué l'effet Pygmalion, pas inutile, mais bon... Un des profs qui m'ont marqué, en très bon.
02/10/2013 18 h 42
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Sous son aspect certes viril (aux yeux d'un lycéen de 15-16 ans), ce n'était pas un légionnaire... mais un professeur de yoga !
02/10/2013 12 h 11
 
Exact ! il nous contait qu'un de ses petits avait tenté d'imiter sa station sur la tête.
02/10/2013 12 h 44
Ciccione...Qui nous regardait droit dans les yeux en disant (criant ?) :"Tenez vous comme des hommes !". Quand on a treize ou quatorze ans, ça marque... Merci à lui
02/10/2013 18 h 42
 

Jacques Lavau - Mes dates de scolarité : 1951 - 1960
6e et 5e pilotes, l'équipe Mermier-Raymond, années 54-56. Dans ces 6e et 5e pilotes, le prof de latin, M. Duny, était distinct du professeur de français, M. Raymond. Grand nez droit, quelques tics de cou, un charisme et une passion d'enseigner évidents, M. Raymond. Avec lui, on gardait des bases très solides en grammaire et en style. Méthodes aussi : "Première chose, lire le texte. Deuxième chose ? ... Relire le texte !". Mermier ? Premier contact épouvantable, par ses colères et sa violence, notamment contre Patrice Guérin dont il lança le cartable à l'autre bout de la salle. J'en avais des rêves homicides. Puis longue absence (remplacée), et il revint métamorphosé en la crème des hommes. Opération de la vésicule biliaire ? Ça arrive, parait-il. Il nous faisait les maths, les sciences, les sciences nats, l'histoire et la géographie. C'était un ancien instituteur. Dans les verrues de l'écorce du sapin et du douglas, le benjoin. Les racines de tel arbre qui vont plusieurs mètres sous le goudron de la cour, acquisitions sous M. Mermier. Plus tard M. Mermier devint surgé, puis prit probablement sa retraite. Pas de CAPES, ce qui lui interdisait la position de censeur, disait papa. Vrai ? Faux ? Voyage de fin d'année en 1956 à Vienne. M. Raymond trouva la cathédrale Saint-Maurice "périssable", la pierre était de la mollasse, à l'usure visible. Il trouvait les tragédies de Racine impérissables par opposition.
22/10/2013 13 h 52
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Mermier, Raymond, Duny, Réal, ...Ben, moi c'était en 58-59 je crois. Mais tout pareil. Je leur dois beaucoup, même si j'ai souffert, en classe pilote, de me retrouver avec des élèves bien plus aptes que moi à la virtuosité scolaire.
02/10/2013 18 h 47
 
Gorgé de convictions, et servi par son charisme, M. Raymond professait aussi de grosses çonneries. Un jour il nous affirme que si un train va suffisamment vite, il va remonter le temps. C'était la séquence "Raymond et la relativité". Ou que sur tel point de grammaire, nos ancêtres "auraient mieux fait d'aller jouer aux billes !". Ou sa confusion entre le latin sénatorial écrit par Jules César et Cicéron, et le latin parlé par le peuple et les soldats de César, deux langues aux syntaxes bien différentes. Raymond croyait le français issu de la première, de la patricienne. Mais irréprochable dans la déontologie et la moralité au quotidien.
08/10/2013 09 h 19
Jean-Louis Mazaleyrat
Ah oui, ce bon vieux Raymond je m'en souviens j l avais en français latin en 6è et 5e pas du tout le même que zoccola en 4e
22/10/2013 13 h 52

 
Quatre heures d'atelier par semaine, en 6e et 5e, à l'Ecole Lesdiguières, en face. C'était assez dur, mais les effets sont durables et irremplaçables. Inimaginable dans les collèges actuels. Une lacune irrattrapable.
02/10/2013 19 h 12
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Atelier bois atelier fer, j'ai conservé longtemps un dessous de plat percé de trous de différents diamètres et j'ai toujours ma boite d'allumettes
26/09/2013 17 h 34
 
Ce dessous de plat, avec une erreur de cotes qui a fait que des perçages se rejoignaient, je l'ai encore. C'était surtout, pour les fils de bourgeois que nous étions presque tous, une confrontation unique à la matière, et aux disciplines ouvrières et artisanales. Exemple de retombées pratiques, ce brancard de pulka : http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1440.0.html
27/09/2013 14 h 21
Bonjour Les séances d'atelier au collège rue Lesdiguières étaient réservées aux classes pilote de 6ième et 5ième . Je me rappelle avoir réalisé un support de fer à repasser , une lampe de chevet orientable , donc avec une rotule (tourner une... En lire plus
27/09/2013 20 h 55
Le cintre, en atelier bois, un lampe de bureau en atelier fer. Je rejoins Jacques Lavau : fils d'intellos, ce contact avec la "dureté" des choses nous a enrichis.
02/10/2013 18 h 50
Pierre Duport
Le cintre en atelier bois, la boite d'allumettes. Et un lampe de bureau à l'atelier fer qui n'a jamais été finie. C'est vrai que nous étions tous ou presque des enfants d'intellos et que ce contact avec la "réalité des choses" fut dur. Et instructif
02/10/2013 19 h 12
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Jacques Lavau - Mes dates de scolarité : 1951 - 1960
Il y a eu ici des plaintes à retardement contre M. Zoccola, prof de français et latin. Elles ont disparu depuis, hélas. Quatrième pilote, 1956-1957. M. Zoccola était notre prof de français et latin. Regard et strabisme étonnants. Son roulement de doigts sur son bureau, et son "Comment dirais-je, enfin vous voyez !". Voyage de fin d'année à Vaison la Romaine avec Zoccola, et son ridicule quand il prétendait aux locaux que la dernière partie de pétanque, "ils la gagneraient pas !". Il était devenu l'attraction des boulistes... En lire plus
02/10/2013 19 h 12
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j'ai eu Mr Zoccola en cours, mais bon souvenir malgré sa grande autorité. Quelle nature de plainte contre lui ?
27/09/2013 11 h 47
 
La formule était elliptique : "... ce sadique de Zoccola". Elle a disparu depuis. Le personnage était pittoresque, haut en couleurs.
27/09/2013 14 h 09
Pas sûr que Zoccola fut sadique. Il était déchiré. J'ai eu l'occasion de la fréquenter en tant que collègue à la fin de sa carrière. Que de souvenirs !
02/10/2013 19 h 12


Anne Sauvignon
mois aussi je me souviens de M. ZOCCOLA. Il ressemblait à Lino Ventura. Excellent prof, qui savait nous remettre à nos places par une phrase bien sentie... Il nous faisait réfléchir... Une année, il avait invité la classe chez lui, c' était généreux de sa part.
23/09/2012 13 h 41
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Philippe Lenoir - Mes dates de scolarité : 1948 - 1956
Je me souviens de Jean Réal professeur d'allemand et son collègue Spaeth, coauteurs de livres de cours; à l'époque nous apprenions grammaire, culture et littérature allemandes et moins pratique courante de la langue; cela m'a permis de parler avec des mots parfois désuets, mais précis, puis de parler couramment grâce à de nombreux séjours je me souviens également de l'excellent monsieur Germain en français, latin et grec, plusieurs fois cité par les uns ou par les autres: il était aussi président du secours en montagne et cela nous impressionnait. Bruce en maths sup, Bernard ( le "djon" je n'ai jamais su pourquoi ) en colles de maths, Bornecque passionnant jeune professeur d'histoire et géographie et bien sûr Pittion en musique. J'ai gardé un excellent souvenir de Champollion lycée proche des stations de ski, proche de la montagne à découvrir à bicyclette, dans une ville dynamique où on pouvait tout faire de manière équilibrée: pour ma part j'ai beaucoup joué au rugby au FCG avec de très bons amis Bernard Debru, Jean Lucain et bien d'autres. J'ai quitté alors Grenoble pour le lycée Saint Louis à Paris et travailler plus pour réussir plus.
01/10/2013 09 h 30
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Je me souviens d'avoir appr!s l'allemand avec la méthode Spaeth et Réal que notre professeur du Lycée Stendhal, Madame Heyler,rigoureuse, utilisait avec précision, elle nous enseignait aussi l'écriture gothique. Voilà ce que me rappelle les souvenirs évoqués.
09/01/2013 08 h 27
 
Jacques Lavau
Jean Réal, je l'ai connu, mais comme camarade de militantisme de mon père. Ils animaient un des microscopiques partis de gauche non-communiste (qui ultérieurement fusionnèrent en PSU), et militaient pour la décolonisation, ce qui leur valait beaucoup d'ennemis dans la bourgeoisie grenobloise.


 
Henri Cabanac
Le prof de maths dont parlait j.lavau s'appelait Perrin.
06/10/2013 09 h 07
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Merci Henri ! Je me doutais bien qu'un de nous y arriverait.
06/10/2013 09 h 46
 
Mais notre second prof de russe ? Après Pogarieloff, et avant Burmeister ?
24/06/2015 20 h 29


Jacques Lavau
Subito ! Petit, ventripotent, cabré, colérique, agressif, hostile... Se croyait encore affublé du surnom de son prédécesseur "Barka". A l'adresse du chef de classe dévoué de ramener ses ouailles attardées, mais alpagué par Subito à leur place, et qui s'explique en bafouillant avec ses gestes de sémaphore : "Ah jeune homme ! Vous avez commis une erreur de jugemeng !"
26/10/2011 12 h 01
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Je me souviens de M.Delume, prof de français, de M.Pittion, prof de musique, de M.Bonneville, prof d'espagnol de M.Veilhan, prof de dessin...
31/10/2013 09 h 24
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Souvent des professeurs stagiaires chez Pittion. L'une d'elles nous a fait deux fois de suite la même leçon : "Vous avez tous chanté des chansons, et la plupart d'entre elles étaient des chansons ... populaires ! ..." Dansons la Pittionade ! Vive le son, vive le son ! Dansons la Pittionade ! Vive le çon qu'est au piano ! Son oreille avait des limites, et c'est là que notre résistance trouvait son espace.
13/10/2013 01 h 01
 

Je me souviens de Felix Germain, professeur de lettres classiques (Grec et Latin). Un professeur qui m'a marqué à vie : "ce qui est gravé dans la pierre, reste, dans le sable, s'efface", disait il en nous faisant apprendre tout par coeur et en nous demandant de nous servir de la langue française comme dictionnaire (étymologie) au lieu du Gafiot ou Bailly. En plus, il nous racontait la mythologie à la Decaux. Je me souviens encore de Delume, dit " de l'humour". Un très bon professeur ... je me souviens aussi de Castagney (l'orthographe n'est peut être pas la bonne) un très bon prof de physique chimie, toujours impécablement mis, ne ratant jamais ses expériences, qui donnait des cours particulier à Michel Fugain, mais qui était ma terreur parce que je n'apprenais pas mes leçons.
15/03/2014 06 h 04
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Je me souviens de toi bien sur, mais pas à Champollion, à l'Atelier Benoit et on se croise de temps en temps aux quatre coins de l'Afrique. Je me souviens aussi de Felix Germain. Il m'avait presque fait aimer le latin et il écrivait des romans avec pour thème la montagne. Je les avais achetés et lus car j'aimais bien ce prof. Les titres, je ne m'en souviens plus. Dommage
19/06/2011 09 h 20
 
Michel fugain le roi de la ligne en punition par Miellou dit 'Mimille' qui nous récitait son bouquin de maths 'roux et miellou'. On n'en savait pas plus en fin dannée.
19/06/2011 09 h 29
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Mon souvenir à propos de M. Germain est qu'il était Président du secours en montagne, et assez fréquemment, il était absent le lundi matin pour être allé chercher des naufragés de la montagne. Souvent il nous racontait ses aventures de sauveteur.
19/06/2011 18 h 58
Germain, grand alpiniste, était, je crois, président du secours en montagne à Grenoble. Je l'ai eu comme prof de Grec dans les années 52/54. Le lundi matin, si nous savions qu'l y avait eu un accident en montagne le WE, nous l'interrogions et il nous racontait l'événement avec tant de talent et d'éloquence, que l'heure de cours passait sans que nous ayions eu le temps de parler d'Ulysse. Magnifique Monsieur Germain !
13/07/2011 12 h 07
meme appreciation professeur inoubliable en passant dans les rangs il nous broyait amicalement l epaule si on ne savait pas je prends toujours plaisir a ecrire en grec les poemes de lucien ou l anabase
21/10/2011 15 h 53
 
Jacques Lavau
"Germain, grand alpiniste, était, je crois, président du secours en montagne à Grenoble." Affirmatif. Sa femme racontait comment, subrepticement et en douceur, Félix l'avait peu à peu convaincue que pour sortir avec lui, les tenues civiles coquettes finissaient mal dans les parois du Saint-Eynard...
21/09/2013 23 h 03
 
Félix Germain était assez porté sur la satire. Une de ses lectures était une "anticipation" satirique de l'université, où le but des études était de façonner le crâne des étudiants en forme de cône, pointu. La première année ils étaient "cônes", l'année suivante "double cônes", et la troisième année "triples cônes". Après études, ils pouvaient donc se targuer d'être "ancien élève de la Grande Cônerie", voire "Triple cône diplômé". Les cours étaient un peu spéciaux : tous en escarpolette et en balancement synchronisé, ils criaient ensemble des chiffres à tue-tête. - Que scandent-ils donc ? - L'annuaire des marées de l'année 1766. - Mais ça ne sert plus à rien ! - Justement, c'est parce que c'est inutile que c'est beau !
25/11/2013 22 h 44
 
Avant de devenir militant d'extrême-haine nationaliste, Michel Michel était un déconneur satiriste et bégayant, en cette classe de 3e. Michel Michel et Félix Germain ensemble, ça faisait une bombe. Oh pas aussi terrible que Mozart et Da Ponte ensemble, quand même, mais déjà pas mal... Sujet de rédaction : rencontre avec un personnage historique. Michel Michel rencontre donc le lampiste, coupable universel, berné permanent par les hommes politiques. Micro-Berto-Bacille (Michel Berto à présent, Bertoliatti en ce temps là) rencontre la fée Carabosse, qui dévore des petits enfants devant lui. - Mais qu'as-tu donc à pigner comme ça ?
25/11/2013 22 h 46
 
Sujet de rédaction : Imaginez-vous en l'an 2000 ! Michel Michel s'imagine dans un monde à la George Orwell où la télévision est gratuite, - ah ! fait la classe. - et obligatoire, poursuit malicieusement Germain. Dans l'anticipation de Michel, les livres et les journaux étaient interdits, mais il en cachait encore un. Puis il consignait dans son carnet personnel et caché, qu'il avait de plus en plus de mal à lire... En ce début 1958, il n'y avait qu'une seule chaîne de télévision, et la couverture n'a été sérieusement généralisée que par le régime gaulliste. Le relatif pluralisme que nous avons cinquante ans plus tard était inimaginable à l'époque.
25/11/2013 22 h 47
 


 
En latin, Germain nous apprend que c'est aux dents que l'on reconnaît l'âge d'une poule. - Mais les poules n'ont pas de dents, objecte l'aubergiste. - Mais moi j'en ai, et c'est à mes dents que je reconnais l'âge de la poule que vous m'avez servie.
25/11/2013 22 h 48
 
Tandem ? Denique ? Ces deux adverbes ses traduisent par le même adverbe en français : "enfin". Des fois on s'embrouillait. Alors Germain : "Depuis longtemps on connaissait la bicyclette à une place. Quand on a inventé la bicyclette à deux places, on s'est écriés "Tandem !"".
15/03/2014 06 h 04



Jean Pierre Valentin - Mes dates de scolarité : 1957 - 1965
Vous souvenez-vous de M. Challier ?
03/10/2013 15 h 27
7 commentaires
 
Professeur sérieux et méticuleux, sans beaucoup d'humour. Quand il faisait passer une composition sur 2 h, il se faisait relayer brièvement par un collègue au bout de la première heure.
02/06/2011 09 h 43
 
avec mon copain Fournel on s'amusait à l'imiter; il était assez compassé mais un brave homme
04/07/2011 06 h 34
 
il prononçait "blasphème" avec beaucoup, beaucoup de sérieux, en lisant Lamartine désespéré après la mort de la femme du physicien.
21/09/2013 22 h 56
 
bien sur que je me souviens de M; Challier et de ses commentaires quand il rendait les copies des devoirs. e Et bien d'autres souvenirs. Jean Robles Ex 1éré ABC3 1958-1959
23/09/2013 23 h 19
 
Extrême dans la bienveillance, la politesse, la timidité et l'inhibition, M. Challier avait en gros les mêmes qualités-défauts que le physicien Louis-Victor de Broglie. Inhibitions et timidité qui donnèrent toutes facilités à l'agressivité de Niels Bohr pour démoraliser Broglie à vie, l'inhiber et le paralyser à vie. Suite reportée dans le commentaire suivant. Je n'aimais pas vraiment M. Challier : son conservatisme catholique et littéraire (voire borné, voire antiscientifique) m'agaçaient, mais il n'en a jamais pris ombrage, sa bienveillance ne se démentit jamais. Mais que me serait-il arrivé si j'avais été en butte à des professeurs hostiles durant cette classe de première, 1959-1960 ? Durant tout le secondaire, les profs et les études furent ma sauvegarde, inattendue et inespérée. Insuffisante toutefois.
03/10/2013 14 h 34


Je me souviens de... Champollion, 1972...Monsieur Duny .."ah les bavards , si la mansuétude ne suffit pas je saurai changer de ton ..."...excellent prof ...
13/04/2011 15 h 16
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3 commentaires
Bonjour Serge je ne me souviens plus quelle classe nous avons fréquenté ensemble, en tous cas je confirme que Mr Duny nous a tous beaucoup marqué . Je l'ai d'ailleurs rencontré il y a 7-8 ans au Musée de Grenoble , agé mais alerte. Il est peut être encore de ce monde . Amitiés Hervé Vittoz
30/03/2011 02 h 04
 
M. Duny, nous l'avions en 6e et 5e, années 1954-1956. Homme discipliné pour lui-même. Il nous a bien fait comprendre que Jules César, il fallait lire sa concision entre les lignes. Confirmation exceptionnelle par Jules Quicherat :
11/08/2014 12 h 40
 
Jules Quicherat : http://books.google.fr/books?id=ehVpzwtOcxkC&printsec=frontcover&dq=alesia&hl=fr&sa=X&ei=0_NpU9v4PIeo0AXHyoGQBA&ved=0CF0Q6AEwBw#v=onepage&q=alesia&f=false
11/08/2014 12 h 40